Le Pont Corneille à Rouen – Léon-Jules Lemaître

L'œuvre

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Le Pont Corneille à Rouen

Léon-Jules Lemaître (1850-1905)

1891

H. 48,5 cm ; L. 73 cm

Huile sur toile

Musée des Beaux-Arts de Rouen © Musées de la Ville de Rouen/C. Loisel

Contexte

Léon-Jules Lemaître fait partie de la première génération de peintres de l'« École de Rouen » qui adhère à l'esthétique pleinairiste. Étudiant aux Beaux-Arts à Paris entre 1873 et 1879, il est le témoin de la première exposition impressionniste en 1874 et, à Rouen, se fait le propagandiste du mouvement qui bouscule l'art officiel. De sa rencontre avec Charles Angrand, Charles Fréchon et Joseph Delattre naît un groupe qui soulève l'indignation générale :  « Comme les trois Mousquetaires, les impressionnistes rouennais sont quatre ; comme les trois Mousquetaires encore, ils sont jeunes, ardents, aimant la lutte et n'ont pu se garder à un moment de céder au “désir d'épater le bourgeois” » (Eugène Brieux).

Ils ont cette ambition de rendre la nuance insaisissable, indescriptible de la vibration de la lumière dans l'air, opérant par la division des tons.  « Pensez-vous, ma chérie, ces barbouilleurs qui se permettent de faire des ombres bleues, quand tout le monde sait que les ombres sont noires !!! »  Lemaître joua auprès du petit groupe le rôle d'un initiateur, les persuadant d'ouvrir toutes grandes, sur le motif, les fenêtres par lesquelles on regarde la nature. À partir de 1890, en butte à un mépris considérable, Lemaître abandonne la technique astreignante du divisionnisme hérité de Seurat et se tourne vers la réalisation de vues de Rouen. Il représente les vieux monuments, souvent par temps gris ou de pluie, enveloppés dans la brume, laissant des impressions de la rue du Gros-Horloge, des rues attenantes à l'église Saint-Maclou, ou comme ici du pont Corneille.

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