Les enfants dans la Shoah

Introduction

Ce dossier consacré aux enfants dans la Shoah a été réalisé à partir d'une exposition conçue par le Mémorial de Caen et présentée au public en 2009.

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Chaque fois que l'on aborde les terres ténébreuses du nazisme, on bute sur une stupeur intérieure, une épouvante de l'âme, une glaciation de la pensée.

Comme en avertissait la philosophe Hannah Arendt : « il n'y a pas d'histoire plus difficile à raconter dans toute l'Histoire de l'humanité [...] En elle-même, elle n'offre rien d'autre que peine et désespoir » ajoutait-elle.

Aborder cette destruction au cœur de la Destruction que fut l'extermination des enfants juifs, et tsiganes, ne peut qu'accroître l'effroi panique qui saisit tout humain interrogé sans faux-fuyants par ce que l'homme peut faire à l'Homme.

Mais ne pas l'aborder, l'esquiver, l'éviter, c'est se dérober à la convocation que fait la détresse des traqués, à « ce pouvoir de transfert et de substitution, sans lequel il n'y a point de sens de la justice, de sens de l'humain » invoqué par l'écrivain Léon Werth. C'est assurer, par cette négligence, sa probable répétition d'une manière ou d'une autre.

En ces temps où la mort en masse était la loi suprême, le hasard « le plus outrageant et le plus arbitraire des hasards » (Hannah Arendt) seul occasionnait un répit momentané à la vie. Mais il y eut aussi des hommes et des femmes qui répondirent, avec de faibles moyens, à la convocation des traqués, à l'éthique du Deutéronome : « Choisis la vie ». C'est là, aussi, leur évocation.

Gérard Rabinovitch

Centre de Recherche : Sens, Éthique, Société, Université Paris Descartes/CNRS

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