Les archives publiques : des trésors nationaux

Les archives exposées dans le présent scénario émanent de ce travail méticuleux d'enquêtes et de collectes mené par les autorité, dès la libération du territoire.

Les archives originellement rassemblées et crées par le ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, sous la direction de Henri Frenay, devenu plus tard le ministère des Anciens combattants, pour permettre le rapatriement des déportés mais aussi réparer au mieux les préjudices subis et faciliter la réinsertion dans la société d'après-guerre ont permis d'analyser le phénomène concentrationnaire.

Afin que perdure la mémoire de ces années terribles, ces archives ont été conservées et sont depuis 1992 à Caen, à la division des Archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC), antenne du service historique de la Défense (SHD).

Pour la plupart librement communicables, ces archives publiques, si elles permettent toujours de faire valoir des droits, sont maintenant à la disposition aussi bien des familles qui désirent connaître leur passé que des chercheurs et historiens pour des travaux d'études.

Déjà considérées comme un patrimoine, au même titre qu'un bâtiment ancien ou une œuvre d'art conservée dans un musée, les archives publiques sont depuis peu (loi du 20 février 2015) devenues des Trésors nationaux et jouissent d'une protection accrue, ne pouvant plus sortir du territoire douanier sans autorisation du service inter-ministériel des Archives de France.

Revenus des camps de la mort, les déportés se sont souvent sentis étrangers au monde qu'ils retrouvent. Ils ont souvent tardé à parler, enfouissant dans leur mémoire des images douloureuses pour réapprendre à vivre. Certains ont très vite témoigné, mais voulait-on les entendre ? C'est souvent au sein d'associations d'anciens déportés qu'ils ont pu s'exprimer et nous faire revivre ce passé.

70 ans plus tard, beaucoup d'entre eux ont disparu, mais leurs témoignages restent.

Ces archives sont notre bien le plus précieux, elles sont notre mémoire.

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