La bataille de Normandie

Introduction

La bataille de Normandie : le jour le plus long et tous les autres jours

La mémoire collective ne retient de la bataille de Normandie que les images spectaculaires de l'assaut de la pointe du Hoc, le défi technologique du port artificiel d'Arromanches ou, pour la superbe beauté du geste, le bag-piper Bill Millin traversant le pont de Bénouville dans le silence stupéfait des armes.

Plus rares sont ceux qui, hors de Normandie ou dans les jeunes générations, connaissent Tilly-sur-Seulles, Sainteny ou Chambois. Le succès de l'opération Overlord, pourtant chèrement acquis, a, en quelque sorte, occulté les difficultés et les souffrances de ceux qui ont lutté pour libérer la France et l'Europe de la tyrannie.

C'est la bataille de Normandie tout entière qui a permis cette libération. Elle a duré deux mois et demi, dans l'incertitude d'un été médiocre et sur le sol d'une province paisible. L'extension des têtes de pont, la prise de Cherbourg, la guerre de position autour de Caen, la sanglante progression - allait-elle durer dix ans ? - à travers les haies du bocage manchois, puis la percée, la ruée américaine vers Coutances, Avranches, Pontaubault, enfin le terrible encerclement de la 7e armée allemande et de la 5e division blindée près de Chambois, tout cela – et encore d'autres événements – constitue, en plus des morts et de ceux qui allaient mourir sur les plages d'Omaha Beach le jour J, la réalité d'un dramatique affrontement dont la Normandie fut le théâtre.

Philippe Lenglart, professeur

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